Tribunes libres - juillet 2018



MAJORITÉ MUNICIPALE

Pour des cirques éthiques
 
Lors du conseil municipal du 4 juin dernier, un voeu déposé par la majorité municipale relatif à « l’interdiction de l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques et à l’accueil d’arts circassiens respectueux de la condition animale » a été adopté à l’unanimité (moins une abstention).
Nous nous réjouissons de cette prise de position forte et historique, qui inscrit Saint-Étienne parmi les grandes villes comme Paris ou Strasbourg qui agissent en faveur de la protection animale. Ce voeu constitue un aboutissement logique de notre politique d’accueil des cirques.
Dès 2014, l’équipe municipale a en effet pris la décision de renforcer le contrôle des cirques utilisant des animaux sauvages.
Pour cela, nous avons fait le choix de diminuer le nombre de « gros cirques » accueillis sur notre territoire durant l’année, passant de 3 à 4 à 1 ou 2 seulement.
Nous avons également défini, en concertation avec les sociétés circassiennes, un cahier des charges exhaustif et détaillé afin de s’assurer du respect de l’ensemble des réglementations contraignantes. Enfin, nous avons mis en place un système de notification systématique des services de l’État pour faciliter les contrôles du bon traitement des animaux.
Saint-Étienne est fière des liens forts et historiques qui l’unissent aux arts du cirque. Pour autant, ce mouvement de prise en considération de la souffrance animale est profond, et a motivé la rédaction de ce voeu.
L’interdiction des cirques utilisant des animaux sauvages relève de la stricte compétence du législateur. Ce voeu nous permet d’interpeller les députés, en particulier les députés de la Loire que nous savons sensibles à cette problématique, pour qu’ils soutiennent tout texte qui irait
dans ce sens.
La Ville de Saint-Étienne s’est engagée ; nous espérons que le législateur saura en tenir compte !
 
Pascale Lacour, Caroline Montagnier, Alain Schneider, Marie-Dominique Faure
Groupe Provoquons l’Avenir !

 

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Le village des recruteurs pour la première fois à Saint-Étienne !
 
L'emploi est la première préoccupation des Stéphanois, c'est aussi la nôtre. C'est pour cette raison que la Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne
Métropole agissent ensemble sur tous les leviers susceptibles de renforcer l’attractivité de notre territoire afin de créer un environnement favorable à la création de richesses et d'emplois.
Avec tous les acteurs publics, associatifs et les décideurs économiques, nous nous sommes engagés dans une nouvelle dynamique en faveur de l'emploi qui se traduit par des actions innovantes. L'accompagnement des jeunes diplômés du supérieur, le développement des clauses
d'insertion dans les marchés publics, l’implantation de relais emplois au sein de nos quartiers, l'encouragement à la création d'entreprises sont des exemples de cette volonté municipale affirmée. L'objectif de cette politique ambitieuse est bien de favoriser le rapprochement entre les employeurs et les personnes en recherche d'activités afin que les nouveaux emplois bénéficient bien à tous les Stéphanois.
C'est dans cet esprit que nous avons reçu avec grand plaisir, pour la première fois à Saint-Étienne, le village des recruteurs.
Ce forum, gratuit et ouvert à tous, s’est installé place de l’Hôtel-de-Ville le 14 juin. Près de 30 recruteurs et organismes de formation ont ainsi proposé environ 1 000 offres d’emploi et 600 formations ! Tous types de contrat étaient à pourvoir : CDD, CDI, intérim, stage, alternance. Il
suffisait de se présenter avec son CV mis à jour pour rencontrer les recruteurs, une opportunité formidable pour les demandeurs
d’emploi de notre territoire.
Nous sommes persuadés qu'en favorisant les embauches au niveau local, nous construirons un environnement économique plus solidaire et dynamique au service de l'attractivité de notre ville.
C'est ensemble que nous gagnerons la bataille de l'emploi !
 
Delphine Jusselme
Groupe Provoquons l’Avenir !

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Ensemble pour les quartiers
 
Afin de développer et de renforcer l'attractivité de notre ville, en plus des grands projets et des politiques transversales que nous mettons en oeuvre, nous sommes convaincus de la nécessité de s'appuyer sur nos quartiers. Ainsi, après avoir découpé la Ville en 5 secteurs et 22 quartiers, nous avons mis en place de nombreux outils participatifs pour être à l'écoute des Stéphanois au quotidien tels que les conseils de quartier, les marches urbaines ou encore l'organisation de réunions publiques. De même, Saint-Étienne Bonjour et l'application MobiliSÉ Saint-Étienne sont à votre disposition pour faire remonter les difficultés liées à l'espace public. Après 3 ans de mandat, nous mesurons pleinement l'efficacité de ces
dispositifs dont le seul objectif est d'améliorer votre cadre de vie afin que chacun se sente bien dans son quartier et donc à Saint-Étienne.
 
Montplaisir, Richelandière
Entrée est de la ville, le secteur Montplaisir-Richelandière est traversé tous les jours par des milliers d’automobilistes venant de Lyon. C’est précisément parce que ce secteur est une entrée de ville importante que l’équipe municipale a investi 500 000 € dès 2015 pour l’aménagement
des carrefours de l’esplanade Montplaisir afin de fluidifier la circulation. De manière plus globale, nous avons entrepris depuis 2014 une réfection de voiries sur le secteur avec 204 000 € investis pour la rue de Terrenoire, 52000 € pour la rue des Ovides ainsi que 12 000 € pour la reprise des trottoirs rue Petit. Parce que l’équipe municipale fait de l’épanouissement de nos plus jeunes sa priorité, 1.1 M€ a été consacré à la rénovation de l’école élémentaire des Ovides. Les fenêtres ont été remplacées, la chaufferie rénovée ainsi que la cantine. Les abords de l’école ont également été sécurisés pour garantir la sûreté de nos élèves et de leurs parents. Dans le même état d’esprit, l’équipe municipale a créé un cheminement piéton pour un montant de 60 000 € entre la rue Richelandière et le boulevard Normandie-Niemen via le square Anne-Franck pour permettre aux parents d’accéder plus facilement à la crèche « La source ».
Enfin, pour améliorer l’accessibilité générale du quartier, nous avons procédé à l’installation d’un escalier reliant la rue Bernard-Palissy au
boulevard Normandie-Niemen à l’emplacement d’un ancien immeuble insalubre que nous avons démoli.
 
Montreynaud, Molina, La Chèvre, La Bâtie, La Girardière
Les travaux de rénovation et d’aménagement, promis de longue date aux habitants de Montreynaud, ont enfin pu être réalisés. Ce programme s’articule autour de quatre axes prioritaires : une plus grande ouverture du quartier sur le reste de la ville, le renforcement de l’activité économique et de l’emploi, le renouvellement de l’attractivité résidentielle et une meilleure intégration socio-économique
des habitants. Cette volonté politique forte se traduit notamment par une nette amélioration du cadre de vie et de la sécurité.
La dalle du Forum a laissé aujourd'hui place à un jardin et à des espaces publics renouvelés. Trois années ont été nécessaires pour rénover ces trois hectares d'espaces publics. Les deux-tiers du périmètre concerné sont devenus des espaces verts avec des aménagements résidentiels
en pied d'immeuble, une liaison piétonne facilitée et accessible, une amélioration apportée au stationnement, et des aires de jeux et lieux de convivialité. Le tout a été réalisé en concertation avec les habitants pour un montant de 8 M€. La copropriété du Forum a également fait l’objet
de travaux de démolition et de réhabilitation pour un montant de 7 M€.
Dominant la ville et représentant un poumon de verdure de près de 25 hectares, le parc de Montreynaud fait l'objet en 2018 d'un réaménagement important offrant des entrées principales, des cheminements internes, ainsi qu'une nouvelle signalétique. Le tout représentant un investissement de 490 000 €.
D'importants travaux ont également eu lieu, rue Couperin et boulevard Vivaldi, sur le secteur Lalo-Lully, sur le gymnase de Molina, sur le
gymnase Marc-Seguin. De lourds travaux ont été menés aux écoles Molina et Gounod- Paganini respectivement à hauteur de 2 M€ et 1,6 M€, afin de permettre un meilleur accueil des enfants et des équipes pédagogiques à partir de la rentrée de septembre.
Notre ambition consiste à encourager l’organisation de toute manifestation festive et fédératrice qui vise à renforcer la cohésion sociale sur le
quartier, tout en poursuivant le travail de structuration autour de l’animation de la vie sociale de façon plus globale, afin de garantir une offre sportive, culturelle, éducative et de loisirs de haute qualité.
 
Le Soleil, Le Treyve, Puits Thibaud, Méons, Grangeneuve, Le Marais, Le Bardot
Ce grand secteur a une histoire fortement marquée par l’industrie et l’exploitation minière. Aujourd’hui, cet ensemble très diversifié fait l’objet de grands chantiers, notamment portés par l’Établissement public d’aménagement de Saint-Étienne (Épase). Le secteur compte un grand nombre d’entreprises innovantes, mais aussi d’équipements sportifs de grande qualité, qui seront mieux desservis par le réseau de transports en commun, grâce à la 3e ligne de tramway qui reliera la gare SNCF Châteaucreux au pôle multimodal de la Terrasse, le tout en moins de 15 minutes !
La zone Manufacture Plaine- Achille est particulièrement dynamique. La Ville de Saint-Étienne et l’Épase y consacrent une grande partie de leurs
efforts. La zone Manufacture dispose depuis la rentrée 2017 d’un vaste hôtel d’entreprises innovantes, baptisé la Grande Usine Créative (2 500 m2). Entre 2014 et 2017, ce sont 5 millions d’euros qui y ont été consacrés. Un certain nombre de démolitions ont eu lieu pour aérer la ville et proposer de nouveaux projets : on notera en particulier la démolition de deux immeubles et d’un transformateur rue Louis- Soulié et rue François-Albert en vue de l’installation, après rénovation, de la « fresque Chamizo ». On remarquera  également la démolition des anciens bâtiments de l’ADFLP, permettant de dégager une surface foncière de 6 700 m² en vue de l’implantation d’une nouvelle entreprise et l’arrivée de 70 emplois.
 
Monthieu, Saint-François
À l’est du centre-ville, le secteur Monthieu Saint-François est remarquable à plusieurs égards. Il s'agit d'un quartier où il fait bon vivre, caractérisé par la présence de commerces de proximité de qualité, de nombreuses structures culturelles (1 cinéma, 2 théâtres), sportives avec l'avant-garde de Saint-François, sociales et de deux poumons verts que sont le bois d'Avaize et le Jardin des plantes.
Le quartier de Monthieu, entrée de ville importante, va résolument changer de dimension avec la construction du centre commercial Steel. Ce projet d'envergure représente 150 millions d'euros d'investissements privés, ce qui constitue le plus gros investissement de ces dernières décennies dans la Loire porté et financé par l'opérateur Apsys. La zone Pont-de-l’Âne Monthieu fait désormais l’objet d’attentions particulières de la part de l’Épase.
Steel représente une opportunité pour Saint-Étienne, notamment avec la création de plusieurs centaines d'emplois directs et indirects générés par le chantier lui-même et par la future exploitation commerciale du site. Le projet vise à proposer une offre commerciale qui ne peut pas trouver de locaux en centre-ville et ainsi jouer une parfaite complémentarité d'offre commerciale. Il permettra enfin d’endiguer l'évasion commerciale et de ramener du flux sur l'ensemble du territoire de la métropole stéphanoise, voire au-delà.
 
Pau Corrieras, Corinne L’Harmet-Odin, Denis Chambe, Siham Labich, Frédéric Durand, Marie-Dominique Faure
Groupe Provoquons l’Avenir !

 

 

SAINT-ÉTIENNE NOUVELLE GAUCHE

Pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques
 
Notre ville accueille chaque année plusieurs cirques ayant recours à des animaux sauvages. Un consensus émerge dans la communauté  scientifique quant à la souffrance animale avérée dans les cirques, quels que soient le professionnalisme et la bienveillance des dompteurs. Associations de protection animale, éthologues et zoologues alertent sur la condition de ces animaux sauvages, qui ne peuvent pas être considérés comme domestiqués.
Ces animaux développent des pathologies liées à l’enfermement et au stress qu’il génère, telles que des troubles cardiaques, articulaires ou comportementaux. La communauté scientifique indique que le respect des normes d’enfermement ne saurait prévenir ces pathologies,
puisque c’est le principe même de la captivité et le transport qui en sont les causes.
Ce constat est désormais partagé par une partie des professionnels du cirque dont André-Joseph Bouglione, dresseur de renom, qui a décidé de ne plus avoir recours à ces animaux dans ses spectacles et qui réclame l’interdiction de ces pratiques.
Alors que plus d’une centaine de communes en France ont émis un arrêté interdisant la présence de cirques faisant appel à des animaux sauvages, nous avons proposé à Gaël Perdriau de faire de même. Il a refusé, prétextant le risque d’être attaqué au tribunal administratif bien que ce ne soit pas systématique, contrairement à ce qu’il a avancé.
Il a préféré émettre un voeu demandant au niveau national l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques. Nous avons naturellement voté pour ce voeu, bien que le maire ait les moyens d’agir localement.
Nous sommes fiers d’avoir été à l’origine de cette position courageuse et quasi unanime du conseil municipal et d’avoir ainsi contribué modestement à l’amélioration du bien-être animal sur notre territoire.
 

Myriam Ulmer, Pierrick Courbon
groupenouvellegauche@gmail.com 

 

 

GROUPE SAINT-ÉTIENNE EN MARCHE

Autoritarisme à tous les étages
 
Il est des occasions où le manque de concertation est à ce point criant qu’il frise la provocation et laisse les Stéphanois dans un état de sidération. C’est ce qui s’est passé avec l’abattage massif des arbres de la place Villeboeuf. Fallait-il vraiment abattre ces arbres ?
C’est bien connu, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Donc, l’argument utilisé (comme toujours) fut de dire que les arbres étaient malades. De nombreux observateurs, au regard des coupes, en doutent fortement. Mais quand bien même. Quelles étaient les solutions alternatives ? Nul  ne le sait. Et pour cause, puisque le simulacre de concertation avec les habitants du quartier n’a, à aucun moment, permis d’aborder le sujet.
Certes, une réunion « d’information » (au mieux) a été proposée. Elle fut suivie, quatre jours plus tard, par l’abattage des arbres. Autant dire, compte tenu des délais techniques d’organisation d’un tel chantier, que la décision était de toute façon prise. Cet exemple est révélateur de la considération qu’éprouve M. Perdriau pour l’avis des Stéphanois. Il est d’ailleurs à l’image de ce que sont devenus les conseils de quartiers, réduits à une courroie de transmission de la communication de la majorité municipale à un public choisi.
M. Perdriau décide seul, ne souffre aucune contestation. Il va même, comme sur le sujet des caméras-piétons de la police municipale, s’exonérer du respect de la loi et des rappels à l’ordre des services de l’État. Une dérive régulièrement illustrée par son attitude irrespectueuse et méprisante à l’égard des élus de l’opposition lors des conseils municipaux dont il s’ingénie à dénigrer le point de vue comme les propositions. Il préfère se réfugier dans des postures et des renvois à la politique nationale, bien confortables, évitant ainsi d’aborder son action concrète pour notre ville et ses habitants.
Il faut dire qu’il a d’autres préoccupations, au premier rang desquelles se trouve sa propre situation. Le mandat est loin d’être terminé, beaucoup  le travail reste à faire, et déjà M. Perdriau ntre en campagne électorale et annonce la création de l’association qui portera sa candidature prochaine. On aurait préféré qu’il passe plus de temps à écouter l’ensemble des Stéphanois plutôt que ses partisans.
 

Pierre Fayol-Noireterre, Pascale Marron, Lionel Saugues, Florent Pigeon, Lionel Saugues
groupestetienne.enmarche@gmail.com

 

 

SAINT-ÉTIENNE GROUPE COMMUNISTE

Décidemment !
 
En 2014, fraîchement élu maire de Saint-Étienne par ¼ seulement  des électeurs, Gaël Perdriau déclarait : « La force de Saint-Étienne, ce sont les Stéphanois, je veux m'appuyer sur eux pour construire l'avenir ». Il ne parlait pas uniquement des 25 600 électeurs qui avaient voté pour lui sur les 99 640 inscrits, mais bien de tous les Stéphanois. La participation citoyenne et la démocratie dans la mise en oeuvre de la politique publique locale auraient dû constituer un enjeu majeur pour répondre au mieux aux besoins des citoyens. Car comment construire des projets municipaux sans les habitants, sans susciter des mécontentements ?
Pourtant, un an après l'élection, les conseils de quartiers étaient fermés à la participation des habitants. Et ce ne sont pas, une fois par
an, les réunions sur cinq secteurs de la ville qui peuvent compenser ce déficit de concertation. Sous l'ère Perdriau, la démocratie
« participative » a laissé place à un dispositif d'information, a minima, sur des projets décidés d'avance, en toute opacité, parfois contraire à
l'intérêt général.
Quelques exemples: pour la 1èrefois cette année les crèches de la ville étaient fermées lors des ponts du mois de mai. Les familles ont dû trouver un moyen de garde de substitution et devront aussi s’accommoder cet été de l'unique crèche ouverte pour toute la ville. Depuis trois ans, nous dénonçons en vain la fermeture des piscines stéphanoises l'été qui suscite l'incompréhension, à une période où d'autres villes les ouvrent.
Sur le quartier de la Massardière à Terrenoire, c'est la desserte de la ligne 5 de la Stas qui a été supprimée. Là aussi, décision prise sans
concertation, ni évaluation des conséquences pour les familles et les enfants scolarisés, usagers de cette ligne. Les habitants attendent
que soit rétablie cette desserte. Les services publics sont un atout précieux, nécessaires pour bien vivre dans la ville, utiles pour tous.
Préservons-les !
 
M. Bianchin, MH. Thomas

groupecommunistesainte42@gmail.com

 

 

SAINT-ÉTIENNE EN MIEUX

Atmosphère, atmosphère…
 
Parler d’atmosphère pour des écologistes peut paraître bien commun étant donné l’importance qu’elle occupe dans l’ensemble des phénomènes météorologiques et écosystèmes de notre planète. Mais aujourd’hui, nous souhaitons vous informer d'une atmosphère particulière, tout aussi fondamentale dans le fonctionnement de notre «petit milieu démocratique » stéphanois : celle qui règne lors des conseils municipaux de notre chère ville.
Comment qualifier cette atmosphère engendrée par l’attitude de monsieur le maire : houleuse ? agressive ? électrique ? En tous cas, elle est loin d’être sereine, ce qui nuit fortement à la qualité des débats. Comment réagir, en effet, face à des propos provocateurs, caricaturaux
et souvent méprisants ? Comment réagir lorsque la « capacité à comprendre » des membres de l’opposition est remise en question régulièrement ? Peut-on raisonnablement penser que seule la majorité est douée d’intelligence ? On notera, au passage, qu’une telle attitude est
assez injurieuse envers toutes celles et ceux qui ont porté leurs suffrages sur les listes d’opposition en 2014.
La durée des conseils municipaux n’est pas faite pour apaiser l’atmosphère. Le conseil de juin a ainsi duré 6 heures, de 18 h à minuit.
Les huit premiers dossiers ont été traités en 2 heures alors que l’ordre du jour en comptait presque 100 !
Devant une telle remarque, monsieur le maire menace de réduire la parole de l’opposition. L’atmosphère est donc toujours à l’outrance…
Au début du mandat, nous avions pu penser que les propos parfois difficiles de monsieur le maire envers son opposition lui étaient
inspirés par une sorte de « frustration » subie durant le mandat 2008-2014. Mais le climat ne s’étant pas amélioré depuis, nous en venons à nous demander si, aujourd’hui, il ne s’agirait pas d’une certaine fébrilité.
Nous souhaiterions ne pas terminerle mandat dans une ambiance aussi délétère mais cela ne tient qu’à l’attitude de monsieur le maire.
 

Olivier Longeon, Stéphanie Moreau
saintetienne.enmieux@gmail.com
 

 

 

SAINT-ÉTIENNE BLEU MARINE, FRONT NATIONAL

La « droite » honteuse et la gauche sectaire
 
Le cours La Fontaine, Espérance Banlieue est un type d’établissement « hors contrat » qui vise à apporter dans les quartiers sensibles, où sévissent la délinquance et le communautarisme, une éducation de qualité ; un mélange d’autorité (levée des couleurs, uniformes), de  responsabilisation et de pertinence pédagogique. Lors du dernier conseil a eu lieu une altercation entre un socialiste et le maire. L’élu de l’opposition s’élevait contre la vente d’une école désaffectée de Montreynaud à Loire Habitat. Ce n’est pas tant cette transaction qu’il fustigeait, mais plutôt la destination promise dudit bâtiment. En effet, l’école Espérance Banlieue a exprimé le souhait de s’y installer. Il n’en fallait pas moins pour déclencher l’ire du socialiste qui voyait là le dévoiement du bien public. Le maire, tout penaud, jurait ses grands dieux que pas un centime n’irait à la nouvelle structure. On est d’accord ou pas avec la philosophie d’Espérance Banlieue. Certains diront que les quartiers
en question sont déjà trop nantis par la regrettable politique de la Ville. D’autres penseront que c’est là l’occasion de former de vrais citoyens dans les territoires éloignés de la République... Nous voulons rappeler ici un fait paradoxal : Maurice Vincent, le précédent maire socialiste,
avait fait voter, avec le soutien de Monsieur Perdriau, la vente d’un terrain communal pour l’édification d’une grande mosquée, rue Florent-Evrard. Un autre vote, toujours appuyé par Monsieur Perdriau, avait même concédé une ristourne de 90 000 euros sur le prix de ce terrain.
Alors qu’on ergote aujourd’hui pour le bail d’un bâtiment désaffecté au profit d’un établissement scolaire réputé si performant, il serait bon de se demander dans quel cas, de l’école ou de la mosquée, la laïcité a été bafouée et l’argent public dévoyé !
Nous souhaitons, malgré l’étendue des inepties municipales, un bel été aux Stéphanois.
 
Groupe Saint-Étienne Bleu Marine,
Rassemblement National

 

 

GROUPE DIVERS GAUCHE

Développement des pistes cyclables avec un peu de démocratie et d’écoute
 
Lors du conseil municipal d’avril, la Ville a confirmé son soutien à l’association Ocivélo qui oeuvre pour le développement de la pratique cycliste. Soyons honnêtes ! Mettre en place de manière étendue des pistes cyclables en coeur de ville et en périphérie n'est pas une chose aisée. Cela implique notamment une acceptation de toutes les parties prenantes et nécessite beaucoup de pédagogie ainsi que, disons-le, des choix politiques  forts.
Saint-Étienne, comme l’agglomération, accusent un retard plus que conséquent en la matière quand on les compare à d’autres agglomérations où les pistes cyclables se sont développées très largement. Désireux d’aider la majorité à oeuvrer dans l’intérêt général, notre groupe suggère
fortement de faire assaut de démocratie participative et d’interroger les habitants pour connaître leurs souhaits et préconisations.
Lors des réunions publiques, ce sujet a fait état de plusieurs interrogations de la part des habitants. Un aménagement des pistes,
dans le cadre du projet Steel par exemple, permettrait de relier la ville et le centre commercial, mais aussi les communes mitoyennes
comme Saint-Jean-Bonnefonds.
Aujourd’hui encore, les liaisons cyclables entre Saint-Étienne et les communes avoisinantes, comme la Ricamarie, la Talaudière, Saint-Priest-en-Jarez ou Villars, n’existent pas. De manière générale, la Ville aurait tout à gagner à s’appuyer sur l’expertise d’usage des citoyens et utilisateurs de vélos.
Pour notre part, nous restons prêts à travailler au développement de pistes cyclables qui puissent concourir à une offre de transports complémentaire à celle des transports en commun et aux voitures privées. Avec un souhait : que ce développement prenne en compte aussi bien les
questions environnementales que les questions de sécurité. Et si Saint-Étienne, que nous invitons par ailleurs à candidater pour le Plan Vélo lancé par Nicolas Hulot, redevenait la capitale du cycle ?
 
Nadia Semache, André Friedenberg
Groupe Divers Gauche
groupediversgauch@gmail.com