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Tribunes libres - mai 2012

Déchèterie de la Chauvetière à Saint-Étienne - lutter contre les dépôts sauvages


Majorité municipale

Galerie Hôtel de Ville : rétablir quelques vérités
Empressée de dénigrer tout nouveau projet de la municipalité, l'opposition multiplie les contre-vérités concernant ce projet. Qu'en est-il ?
1. L'aménagement de cette place date de 40 ans. La réfection de sa surface est devenue de toute façon indispensable pour refaire l'étanchéité du parking ; de même pour les réseaux eau-gaz-électricité qui subissent des avaries régulières car vieux d'un demi-siècle !
2.Coût d’1,6 million d'euros et 1,5 % des impôts ? Raisonner ainsi, c'est tromper insidieusement les Stéphanois ! Renoncer à la galerie ne permettrait pas en effet d'économiser une telle somme car celle-ci inclut bien d'autres dépenses indispensables (éclairage de la place par exemple). Dire que cela économiserait 1,5 % d'impôts ? Quel mensonge ! Cela supposerait d'amortir la galerie sur une seule année ! En réalité, amorti sur 30 ans, le coût est de 30 centimes par Stéphanois et par an.
3.3. Ce coût reste inférieur à celui de la fameuse « biennale des Transurbaines » de 2005 : 2,2 millions d'euros pour cette « fête du jaune » qui a duré... quelques jours seulement ! Autre fiasco : le chronocycle de la place du Peuple en 2000 (pour le prix incroyable de plus de 300 000 € !), démonté et rangé aux oubliettes 6 ans plus tard !
4. La concertation engagée depuis un an sur ce dossier faisant apparaître des avis divergents, Maurice Vincent a décidé de re-consulter les Stéphanois et les associations du patrimoine, et de saisir la Commission Régionale du Patrimoine avant de prendre une décision définitive (alors que l’ancienne majorité avait voté la destruction à coups de bulldozers, en catimini et au petit matin, des bâtiments historiques de la Manufacture en 2005, malgré une pétition de 6 000 signatures !).
Au total, avec une dizaine de millions d'euros pour la totalité des places et rues du Coeur de ville, l'aménagement du centre-ville restera l’un des moins coûteux des grandes villes françaises.
Florent Pigeon
Adjoint PS à l’urbanisme

Majorité municipale

Qualité de l’eau : des contrevérités à la démagogie
S'il est un dossier sur lequel l’opposition devrait jouer profil bas, c'est bien celui de l’eau !
L’enquête récente de l'UFC-Que choisir montre que notre eau est de bonne qualité, même si un point surtout mérite d’être amélioré : un taux élevé d’aluminium, mais constaté de façon très exceptionnelle. Sur cette question, la municipalité a engagé des études approfondies, car le problème est plus complexe qu’il n’y paraît : les travaux nécessaires sont en effet très importants (plusieurs millions d’euros) et concernent une amélioration globale de la qualité. Ils seront engagés d’ici la fin d’année. La municipalité aura donc réglé un problème dont le Modem et l’UMP ne se sont jamais préoccupés en 10 ans ! Regardez vos factures d’eau : depuis 1999 au moins, chaque année, les rapports de la DDASS signalaient ces dépassements du taux en aluminium.
Autre sujet de débat, le prix ! Là, ce n'est plus de la démagogie, cela frise le ridicule ! Alors que nous avons obtenu une baisse historique de 24 % du prix de l’eau, la droite polémique sur sa hausse annuelle. Or, chaque année, le prix de l’eau subit une augmentation selon une formule de révision contractuelle fixée sous la précédente municipalité. Donc, si la droite était restée au pouvoir, le prix du m3 d’eau serait de 4,80 € (contre 3,64 € aujourd’hui), soit en moyenne 140 € de plus par an pour une famille avec, de surcroît, l’assurance que le problème de l’aluminium ne serait sans doute pas prêt d'être réglé ! De plus, cette année, le prix de l’eau est affecté par la hausse de la TVA de 5,5 à 7 % pour une partie du coût de l’assainissement, hausse qui pénalise toujours plus les ménages les plus modestes. En dénonçant aujourd'hui un problème qu'ils ont passé sous silence pendant 10 ans de pouvoir, l’opposition fait oeuvre de démagogie bien mal placée. À moins que ces contrevérités soient son seul moyen de faire oublier les résultats de notre majorité.
Les 4 groupes de la majorité
 

Majorité municipale

Une floraison d’équipements sportifs et de loisirs
À l’approche de l’été, la Ville de Saint-Étienne améliore sa base nautique située à Saint-Victor. Cette année verra l’aménagement des berges pour un montant de 700 000 € et permettra aux Stéphanois de profiter de cette aire de promenade. La totalité des bateaux de plaisance seront remis à l’eau une fois les pontons rétablis le 1er juin. De l’eau, nous en trouverons aussi dans la nouvelle piscine de la Métare sud-est. Cet équipement d’un coût de 10 millions d’euros prend forme, les travaux avancent, malgré les intempéries de cet hiver. L’inauguration est prévue au 2e trimestre 2013. Il offrira 6 lignes d’eau pour les compétitions et un bassin ludique. Fait nouveau : des vestiaires séparés permettront l’accueil simultané des scolaires et d’autres publics qui pratiquent, par exemple l’aquagym. Une plus grande disponibilité pour tous sera ainsi proposée. Hors de l’eau, des équipements sportifs se mettent aux normes comme la salle Jean-Gachet. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de l’aménagement de l’ensemble du quartier de Jacquard. Un agrandissement est prévu avec une partie réservée à l’escalade qui permettra de réunir des compétitions régionales. D’autres avancées sont à souligner comme celles du stade Geoffroy-Guichard. Les tribunes nord seront livrées pour la saison 2012-2013 au moment même où débuteront les travaux de la tribune sud. Les plus petites structures footballistiques ne sont pas oubliées. Le terrain synthétique de l’Etivallière sera remplacé cet été pour un montant de 360 000 € (le 3e depuis le début du mandat). Les deux salles de gymnastique, les salles de la Cotonne et de la Rivière, seront mises aux normes pour un coût de 50 000 € par salle. Enfin, nous félicitons le travail des agents de la Ville et des associations de quartier qui oeuvrent au bénéfice des personnes âgées par le biais du dispositif Rosas (Réseau d’offres sportives adaptées aux seniors).
Yves Ravel
Adjoint aux sports

Majorité municipale

L'or bleu, une richesse patrimoniale
Nous le savons, nous sommes entrés dans une ère « durablement » difficile qui exige de tous des prises de responsabilités qui dépassent l'intérêt privé pour garantir l'intérêt général. L'eau, cet « or bleu », n'échappe pas à cette problématique préoccupante.
Nous, Stéphanois, avons depuis des décennies anticipé ce phénomène de raréfaction et de pollution de l'eau par une politique de développement durable avant l'heure ! C'est dans ce registre que nous avons apporté des contributions lors de deux événements d'importance que sont les Assises nationales du développement durable en octobre 2011 et le Forum mondial de l'eau en mars 2012. Lors de ces manifestations, nous avons présenté certains axes de notre politique en matière d'eau, en particulier notre participation active à des programmes tendant à réduire les pollutions ; Saint-Étienne est même acteur essentiel d'un programme européen visant à travailler sur la réduction des pollutions dues au phosphore. Sensibilisée à la problématique de l'eau, Saint-Étienne a bien pris conscience que les enjeux liés à l'eau ont une dimension humanitaire planétaire. Dépassant ses limites territoriales, la Ville s'investit dans la mise en oeuvre d'une opération de coopération décentralisée avec Tamatave (Madagascar) qui vise à réduire les pollutions domestiques afin de préserver la qualité des eaux souterraines pour l'alimentation en eau potable. Cette opération sera effectuée également à Saint-Étienne, d'où l'originalité de ce projet qui rapproche pays du Nord et pays du Sud. C'est cette contribution de notre ville qui a été retenue au forum.
Il nous appartient donc de continuer dans cette voie d'une gestion responsable et solidaire, l'eau constituant un patrimoine riche de notre ville. Ce sont de petites gouttes d'eau qui font les océans...
Geneviève Albouy, Angéline Duboeuf, André Friedenberg, Rachid Messad, Farida Bacha
04 77 32 29 21
Partiradicaldegauche@orange.fr

Majorité municipale

Question de cultures
Lors de sa présentation au conseil municipal, le dispositif Culture(s) de ville a suscité de vives critiques des deux groupes de l’opposition. Pour eux, proposer l’accompagnement et le soutien de projets culturels construits sur la base des aspirations des habitants, et réalisés avec ces habitants, entourés par des artistes et le savoir-faire des structures de proximité, c’est déjà beaucoup. Quand on ajoute que nous souhaitons que ces projets débouchent sur des réalisations d’ampleur associant les grandes structures telles que les Archives, l’Opéra Théâtre ou les festivals, alors nous commettons le sacrilège du mélange des noblesses.
« Le socioculturel nous semble davantage limité à la ville, voire à un quartier, alors que les questions culturelles font intervenir le rayonnement de notre ville à l’extérieur, voire de pôle d’excellence » disent les uns ; « vous favorisez l’un au détriment de l’autre, voire en détruisant l’autre » assènent les seconds. Et bien oui, nous n’avons pas du tout la même vision ni du fait ni de l’action culturelle. Il n’y a pas d’un côté la culture noble et savante que l’on veut montrer à l’extérieur, et de l’autre les cultures et traditions populaires à confiner au fond des quartiers.
Pour nous la culture, ou plutôt les cultures, c’est tout cela à la fois : ce qui nous permet de nous reconnaître parmi les êtres humains, d’échanger nos richesses intellectuelles, artistiques et nos visions du monde ; en ce sens la culture est universelle et multiple. Enfin, l’opposition n’a pas relevé le pluriel dans cultures, parce que nous sommes dans une ville qui s’est développée avec l’aide de travailleurs venus de loin, porteurs eux aussi de cultures riches et différentes, et il nous semble naturel que tous ces apports si souvent méprisés ou occultés puissent participer à la vie culturelle de notre cité. Notre ligne de conduite, c’est la culture pour tous plutôt qu’à chacun sa culture.
Groupe Diversité
groupediversite.wordpress.com

 

Union pour l'avenir des stéphanois

Des entreprises lyonnaises pour boucher nos nids de poule !
L’hiver amène son lot de nids de poule dans nos chaussées, ça n’a rien d’extraordinaire, c’est habituel. Ce qui l’est moins, c’est qu’en mai, ils ne soient pas encore rebouchés. Il faut dire que depuis le 1er janvier, ce sont des entreprises lyonnaises, et non plus stéphanoises comme par le passé, qui rebouchent ces trous. Le maire a en effet attribué le marché d’entretien de voirie à un groupement d’entreprises situé dans le Rhône !
N’avons-nous plus à Saint-Étienne d’entreprises compétentes ? De main-d’oeuvre suffisamment qualifiée pour reboucher des trous dans la chaussée ? Bien sûr que si. Mais pour M. Vincent, la priorité, ce n’est ni l’emploi, ni la bonne santé de nos entreprises, et encore moins la lutte contre l’effet de serre, c’est le prix. Et pour économiser quelques euros, M. Vincent s’assoit sur ce qui doit être au coeur des politiques publiques aujourd’hui : le développement durable. Est-ce cela une gestion responsable ? En effet, comment comprendre que des entreprises lyonnaises, avec tous ces kilomètres à faire, soient retenues dans un marché d’entretien de voirie où l’un des 3 critères de sélection est un critère environnemental ? Comment est-il possible, en venant de la banlieue lyonnaise, de respecter l’une des principales conditions d’attribution de ce marché qui est de pouvoir intervenir en urgence « dans un délai de 2 heures après avoir été prévenu » ? C’est impossible. Il n’y a qu’à voir l’état déplorable de nos chaussées. Seuls le maire et son équipe se satisfont finalement de cette situation devenue insupportable pour tous les Stéphanois, sans parler de nos visiteurs et de l’image que nous leur laissons… De deux choses l’une : soit le maire ne leur demande pas de faire le travail, et nos nids de poule sont là pour un bon moment, soit les entreprises ne respectent pas les clauses du marché. Dans tous les cas, nous demandons à M. le maire d’agir et vite.
Gaël Perdriau
Président du groupe

Union pour l'avenir des stéphanois

Un « NON » franc et massif contre la pergola !
Si M. Vincent avait encore des doutes, ils ont été levés le 21 mars dernier au soir lors de la réunion publique organisée en mairie sur l’aménagement des places Dorian et Hôtel-de-Ville. Le projet de pergola a fait l’unanimité contre lui. Les Stéphanois, les commerçants, les riverains et des représentants des associations de défense du patrimoine, ont, tour à tour, dit « NON » à cette pergola. Dommage que M. Vincent ait dû s’éclipser de la réunion au bout de 15 minutes seulement…
Dommage, car s’il avait affronté les Stéphanois, qui s’étaient déplacés en nombre ce soir-là, pour lui dire de vive voix ce qu’ils pensent de son projet d’aménagement et de sa pergola, il aurait compris que personne n’en veut. Ni les commerçants, ni les riverains, ni les associations de défense du patrimoine. Il aurait entendu l’incompréhension d’une grande partie d’entre eux devant le coût excessif de cette pergola (1 600 000 €) alors qu’on leur dit à longueur de temps que la Ville est surendettée, que les caisses sont vides, qu’il n’y avait pas d’autres choix que d’augmenter les impôts locaux de 10 %… De deux choses l’une, soit on n’a plus d’argent, et dans ce cas on fait des économies, et on ne dépense surtout pas 1 600 000 € dans une pergola (l’équivalent de 2 points de fiscalité), soit les caisses ne sont pas si vides qu’on a bien voulu nous le dire ces dernières années…
Il aurait entendu des Stéphanois inquiets, qui craignent que cette pergola devienne un lieu de squat, des Stéphanois mécontents, qui estiment à juste titre, qu’il y a d’autres priorités en ville que de construire une pergola, ne serait-ce qu’en matière de propreté ou de sécurité, des Stéphanois très sceptiques, qui s’interrogent : en quoi cette pergola sera-t-elle un atout d’attractivité pour notre centre-ville ? Quelle sera la plus-value ? Est-ce l’élément qui fera revenir les clients en ville et dans les commerces ? Est-ce ce qui incitera des locomotives commerciales à s’installer dans notre ville ?
Comme bon nombre de Stéphanois, nous pensons que cette pergola n’apportera rien de plus, si ce n’est un peu d’ombre les jours de soleil, ou un toit les jours de pluie. Est-ce cela dont a besoin notre ville aujourd’hui ? Est-ce cela qu’attendent les Stéphanois ? Si M. Vincent écoutait avant de décider, il aurait associé les représentants des associations locales de défense du patrimoine dès l’origine du projet. Il aurait alors compris que ce projet va dénaturer la place de l’Hôtel-de-Ville et lui retirer son cachet d’antan en ne respectant pas les plans urbanistiques historiques des Dalgabio. La place de l'Hôtel-de-Ville doit continuer à servir de lieu pour des grands rassemblements populaires et à jouer son rôle de place civique.
La réunion publique du 21 mars dernier aura permis aux nombreux élus de la majorité présents de se rendre compte, par eux-mêmes, de la forte contestation des Stéphanois vis-à-vis de ce projet de pergola, auquel ils ont clairement dit « NON ». Aujourd’hui, nous ne comprendrions pas que M. Vincent ne revienne pas en arrière et ne tire pas un trait sur ce projet de pergola place de l’Hôtel-de-Ville. C’est ce que veulent les Stéphanois, c’est aussi ce
que nous voulons. Et ce n’est pas l’avis de la Commission régionale du patrimoine et des sites, que M. Vincent a sollicité pour être le juge de paix de ce projet (!), qui changera l’opinion des Stéphanois sur cette pergola. Il ne faudrait pas, en effet, que M. Vincent oublie que ce sont les Stéphanois qui seraient amenés à payer ce projet par leurs impôts, et que 1 600 000 € ce n’est pas tout à fait rien. Et ça, ils ne le veulent pas.
Nicole Peycelon
Union pour l’avenir des Stéphanois
1, place Dorian
Tél. / fax : 04 77 21 17 86
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Union pour l'avenir des stéphanois

Prix de l’eau : encore une nouvelle hausse de 3,1 % !
Trois ans après la campagne de communication de la mairie autour de la « baisse de 23 % » (pour certains uniquement) du prix de l’eau, les Stéphanois s’aperçoivent que cette baisse spectaculaire n’était en fait qu’un mirage. Dès 2010, le prix du m3 a augmenté de 3,9 % (+ 0,13 €). Puis en 2011, rebelote, encore une augmentation de 2 % (+ 0,07 €). Et ça continue. Pour 2012, c’est une nouvelle hausse de 3,1 % (+ 0,11 €). Depuis 2010, les Stéphanois auront donc
vu le prix du m3 d’eau augmenter de 9 % (+ 0,31 €), et avec lui, le montant de leurs factures d’eau. Il faut dire que la part communale « assainissement » n’a jamais été aussi élevée à Saint-Étienne. De 0,11 €/m3 depuis 2007, elle a été portée à 0,14 €/m3 en 2009 (+ 27,3 %) puis à 0,17 €/m3 en 2010 (+ 21,4 %) et à 0,20 €/m3 en 2011 (+ 17,6 %). L’augmentation aura donc été, entre 2007 et aujourd’hui, de 0,09 €/m3 (+ 81,8 %) ! Parallèlement, M. Vincent a décidé en mai 2009 de créer une part communale sur les consommations d’eau qu’il a fixée à 0,03 € m3. Dès le 01/01/2010, il l’a augmentée de 0,02 €/m3 (+ 66,6 %) pour la fixer à 0,05 €/m3. Désormais, pour chaque m3 d’eau consommé, nous versons 5 centimes à la mairie.
Depuis que M. Vincent est maire, les Stéphanois auront vu le prélèvement communal sur les factures d’eau passer de 0,11 €/m3 à 0,25 €/m3, soit une hausse de 127,3 % ! Et la hausse du prix de l’eau n’est pas finie. De nouvelles augmentations sont à venir jusqu’à la prochaine renégociation avec la Stéphanoise, puisque de l’aveu même de M. Vincent : « avec ce type de formule, il y aura une augmentation mécanique du prix de l'eau. »
M. Vincent a choisi de faire un coup de communication en 2009, sans trop se préoccuper de la formule d’indexation des prix proposée par la Stéphanoise. On voit aujourd’hui le résultat sur nos factures. La baisse n’aura duré que 6 mois… En revanche les hausses, elles, durent et s’accumulent d’une année sur l’autre…
Ghislaine Celdran
 

La voix des stéphanois

Le déménagement de la Comédie de Saint-Étienne : un projet au fil de l'eau
Si l'opposition demande des précisions ou conteste un projet, monsieur le maire fait toujours 3 réponses systématiques. 1 Faites-moi confiance, tout est prévu. 2 Vous avez fait bien pire quand vous étiez aux affaires. 3 Je dirai aux Stéphanois que vous ne m'avez pas suivi. Amusant si cela ne concernait des engagements majeurs pour les finances de notre Ville.
Ainsi en fut-il au dernier conseil municipal avec le déménagement de la Comédie de Saint-Étienne de l'avenue Emile-Loubet et sa reconstruction dans un ancien site industriel entre la Foire et le Zénith. Certes, il avait d'abord promis-juré de faire les travaux nécessaires sur le site actuel pour que Beaubrun bénéficie de ce que Jean Dasté avait toujours souhaité : un Centre dramatique enraciné dans un quartier populaire du centre-ville. Mais devant l'ampleur des travaux qu'il n'avait pas chiffrés (!), il a dû tourner casaque. Nouvelle proposition sur le site Plaine Achille. Nous avions manifesté notre déception à l'idée d'abandonner le site historique de Jean Dasté, ouvert sur le quartier, symbole vivant d'une culture de ville.
On pouvait alors rêver à un nouveau projet bien étudié de la part d'un maire parangon de la rigueur et de la juste dépense publique. Stupéfaits à la lecture du projet proposé, nous avons donc demandé des informations élémentaires : montant total de la révision de prix, coût du réaménagement de l'ancien site et des travaux d'approche incluant l'intervention de l'Epase.
Nous arrivions à environ 40 millions TTC quand le projet présenté indiquait « un coût prévisionnel provisoire » de travaux et bureaux d'études de 21,5 millions HT ! Nous avons alors demandé au maire l'enveloppe globale avant de voter. Peine perdue ! Qu'a-t- il dit ? : 1 « Faites-moi confiance tout est prévu » 2 etc. Très fort pour parler de la dette de la Ville, le maire est très inquiétant et aventureux pour gérer son premier grand projet.
Les élus du groupe « La Voix des Stéphanois »
Denis Chambe, Renée Dumont, Gilles Artigues
1, rue Louis-Braille
(permanence tous les jours de 14 h à 17 h)
04 77 38 41 09
lavoixdesstephanois@yahoo.fr